Parc National del Teide

En bonus, la première vidéo de ce tour du monde 🙂

Un des Parcs Nationals les plus visité au monde avec près de 3 millions de visiteurs par an et classé depuis 2007 au Patrimoine Mondiale de l’UNESCO, il me tarde d’aller à sa rencontre.

Nous partons sur le coup de midi avec Anna, dernière venue à bord de Sourire, pour nous lancer à l’assaut du Pico del Teide et ses 3817 mètres. Mais avant cela, nous devons atteindre El Portillo, point de départ du sentier 6 du parc qui se trouve à près de 2000 mètres. Après 5 déposes nous y parvenons et faisons un ravitaillement d’eau a un restaurant. Il est évident aux yeux des propriétaires que nous partons en trek (une personne normale n’achetant pas 10 litres d’eau) et décidons de commencer notre aventure 500 mètres plus bas pour éviter les ennuies – le camping sauvage étant interdit dans le parc.

Nous nous lançons enfin sur le sentier à la recherche d’un endroit où dormir car le soleil s’apprête à se coucher et n’avons pas à chercher bien loin. Après 1 km de marche, nous trouvons une caverne à la limite de la fin de la partie boisée et établissons notre refuge dedans à 2150 mètres. Rêve de voyageur que de dormir dans une grotte et pour ne pas être déçu, nous avons une vue imprenable sur El Pico del Teide depuis notre « balcon » situé au-dessus de la grotte où nous profitons du coucher de soleil derrière le pic. La nuit, bien que froide est toute aussi belle avec son lot d’étoiles visible depuis la grotte pour nous bercer.

Nous repartons le lendemain pour nous diriger vers le sommet, et traversons les plaines magnifiques de la partie nord du parc national del Teide où se mêlent pierres volcaniques, roches et végétations dans ce paysage désolé avec comme arrière-plan le Pico del Teide qui nous attends.

A la fin du sentier 6, nous attaquons le 7 qui doit nous emmener en direction du sommet. Notre objectif est de l’atteindre demain matin car il est nécessaire d’obtenir un permis entre 9h et 18h et cela prends plus de deux mois à l’obtenir. Inutile de préciser que nous ne l’avons pas, l’objectif est donc de l’escalader avant le lever du soleil pour en admirer son essence et ensuite redescendre avant 9h. Nous avons connaissance de la Cueva del Hielo, grotte de 48 mètres de profondeur situe à 3300 mètres et comptons y passer la nuit. Malheureusement, après une ascension difficile sur les jambes, nous parvenons à la grotte, mais l’échelle d’accès n’est pas présente et nous devons trouver un refuge pour la nuit. Le refuge Atlaviste situé à 3200 mètres ne portant refuge que le nom, s’agissant bien plus d’un hôtel car ils vous refusent de passer la nuit sans réservation préalable, préférant laisser dormir les marcheurs dehors par -5C que dans la partie commune, n’est pas une option. Nous continuons donc en direction du téléphérique, en prenant soin de nous réchauffer les mains sur une source de vapeur à l’odeur prononcée venant du centre de la terre, pour y trouver refuge. Une fois arrivé, les salariés nous expliquent qu’il n’est pas possible d’y dormir et nous proposent de passer la nuit sous l’escalier a l’extérieur du bâtiment. Après 1500 mètres de dénivelé positif en 6 heure, nous sommes prêts pour une nuit froide à 3500 mètres d’altitude, qui est bien plus difficile pour Anna qui ne dort qu’une heure.

Alors que je prépare le café vers 5.30 du matin, Tjark, marcheur allemand confirmé, se présente devant moi. Je le sens fatigue et le froid se fait sentir. Je lui offre un café et bientôt nous partageons tous ensemble le riz de la veille avant de nous lancer à l’assaut du sommet.

Délesté de nos sacs que nous cachons avant de monter, nous arrivons au sommet aux premières lumières et profitons ensuite de la beauté du lever de soleil au-dessus de la Gran Canaria. Spectacle magique que nous partageons avec Anna. Il s’agit de moments où rien d’autre n’a d’importance et où vous perdez toutes notions extérieures. Vous vivez l’instant dans sa plus grande simplicité et splendeur.

 

Nous quittons les marcheurs pour aller de l’autre côté du cratère et profiter des lieux loin de l’attroupement. Le soleil continue de se lever et nous profitons de la vue sur La Gomera et La Palma avec le reflet du Pico del Teide sur les eaux.

Toutes les bonnes choses ont une fin et il est maintenant temps de redescendre pour éviter les contrôles et nous prenons rendez vous avec Tjark pour le déjeuner à son campement situé plus bas. Après une pause par les toilettes pour se changer et se rafraichir, nous commençons notre descente par le sentier 9, mais ne parvenons pas à le trouver. Nous faisons demi-tour en direction du refuge, sans succès. De retour sur notre sentier de descente, nous le trouvons finalement 300 mètres de dénivelé plus bas et sommes heureux de partager un peu de temps avec lui autour d’un café et d’un bon repas – qui nous change des pates et riz sans garnitures des derniers jours.

Nous continuons notre descente du sentier et nous arrêtons par le Pico Viejo pour y admirer son cratère de plus de 720 mètres de diamètres perché à 3135 mètres d’altitude qui en fait le second sommet du Parc National del Teide et plus globalement de l’Espagne.

Nous décidons ensuite de quitter le sentier 9 pour suivre un autre chemin non signalé sur les cartes du parc pour y rejoindre un belvédère sur la route où nous espérons y trouver une voiture pour redescendre. Nous sommes émerveillés par la beauté des paysages que nous traversons malgré les sentiers difficiles et les quelques chutes sur la descente. Nous traversons des cratères de volcans, des champs de lave durcies et des chemins remplies de roches au milieu de paysages à nous couper le souffle où le regard se perd à contempler ces multitudes facettes. Bien que voyageurs aguerris, nous sommes émerveillés par la beauté des lieux et ne pouvons nous empêcher d’arborer un sourire contemplatif malgré la fatigue présente.

Après un dernier champ de lave traverse, nous arrivons enfin au belvédère après 6 heure de descente et commençons le stop pour retrouver Sourire et le reste de l’équipage à bord. Nous sommes fatigués de ces trois jours et ces 1700 mètres de dénivelé en 20 kilomètres, mais nous sentons privilégiés d’être sorti des routes touristiques pour admirer cet endroit unique au monde qui nous a accueilli et présenté ses paysages et sa beauté que nous quittons avec mélancolie.

Jour 61, 66 conducteurs, 4148km, 1 voilier, 1050 miles nautiques.

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National Park del Teide

One of the most visited National Park in the world with more than 3 million visitors per years and classified in the World Heritage Site of UNESCO since 2007, I am looking forward to see it with my own eyes.

We leave the boat around midday with Anna, last addition to our crew, to go defied El Pico del Teide and its 3718 meters high. But before that, we need to get to El Portillo, the departure point of the path 6 that is located some 2000 meters high. After 5 lifts, we get there and get some supplies in a restaurant. It is obvious for the owner that we are going on a trek (no one normally constituted buys 10 litres of water) and we decide to start our adventure 500 meters down to avoid any troubles – wild camping being prohibited in the park.

We finally start our way on the path looking for somewhere to sleep as the sun is going down and we do not have to look far away. After 1-kilometre walk, we found a cave at the very end of the forest and decide to establish our home for the night there. It is a traveller dream to spend a night in such a place and to not be disappointed, we have a beautiful view over El Pico del Teide from our “balcony” located over the cave where we can enjoy the beautiful sunset over the summit. The night, as cold as it can be still beautiful with its stars over us visible from our refuge.

We go back on our way the next morning towards the summit and go through some beautiful plains on the north side of the national parc de Teide where dance together volcanic rocks, rocks and vegetation in this desolate landscape with El Pico del Teide for background that is waiting for us.

At the end of the path number 6, we start tackling the number 7 that will bring us to the summit. Our target is to get there by tomorrow morning as it is necessary to get a permit between 9am and 6pm and it takes more than 2 months to get it. No need to mention that we do not have one, and the target is to climb it before sunrise to enjoy the show and then climb down before 9am. We know about the Cueva del Hielo, a cave 48 meters length located about 3300 meters high, and we hope to spend the night there. Unfortunately, after a difficult ascent on the legs, we realise that the ladder to enter the cave has been removed and we must find somewhere else as shelter. Altavista refuge, located 3200 metres high is not an option. It has for refuge only the name as it is more an hotel than anything else that forbid you to spend the night there if you do not have a boo

king and prefer to let walkers sleep outside by -5C than in the common area. We keep going toward the cable car station and stop on the way by a thermal spring coming from the centre of the heart to get a bit warmer. When we get to the station, the salaries explain us that it is not possible to sleep there but offer us to camp under the stairs outside. After 1500 metres of elevation gain in 6 hours, we are ready for a cold night at 3500 metres high, that turns out to be more difficult for Anna that sleeps only one hour during the night.

While I am getting ready the coffee at 5.30am, Tjark, confirmed trekker appeared in front of me. He seems tired and cold and I offer him a warm coffee. Soon we are all sharing the left-over rice from yesterday and start our ascent towards the summit.

Relieved of our bags that we hide before the climb, we get to the summit at first lights and enjoy the sunrise beauty above the Gran Canaria. The show that we attend with Anna is just magical. It is one of this moment where nothing else matter and where you lose all notions of what is going on in the world. You live the present moment to its fullest with simplicity.

We soon left the other walkers to go on the other side of the crater and enjoy the place far from the crowd. The sun keeps climbing up and we enjoy the view over La Gomera and La Palma with the reflect of the Pico del Teide over the water.

All good things must end it is now time to climb down before they open the checking point and we take an appointment with Tjark for a second breakfast at his camp on the way down. After a stop over by the toilets to get changed and clean up, we start our way down by the path number 9, but we are unable to find our friend. We go back towards the refuge with no success either. Back on our track, we finally find him 300 metres of negative elevation and are happy to share a coffee and bit of good food with him – that present a massive change from the plain pasta and rice of the last few days.

We keep going our way toward the path number 9 and stop by the Pico Viejo to admire its 720 metres of diameter crater posted at 3135 meters high that makes him the second summit of the National Park del Teide and basically Spain.

We decide then to leave the path number 9 to follow another one that is not marked on the maps to join the belvedere on the road where we hope to find a car to get back to Sourire. We are amazed by the beauty of the landscapes that we cross even though the hard paths and various falls along the way. We are crossing volcano craters, lava lands and paths full of rocks in the middle of landscapes and sceneries where our eyes are getting lost in front of such a place. Even though we are well travelled, we are contemplative in front of so much beauty and can’t help but keep a smile on our face even though we are tired.

After a last lava land crossed, we arrive on the road after 6 hours trek and start hitchhiking our way towards Sourire and the rest of the crew. We are tired after those 3 days and the 1700 metres of elevation gain in 20 kilometres, but we feel grateful to have been able to get out of the tourist path to admire this unique place that has welcomed us and introduce to the beauty of its landscapes.

Day 61, 66 drivers, 4148km, 1 sailing boat, 1050 nautical miles.

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